Article 1 : Le scandale congolais surprend
Les églises qui se disent « de réveil » se remplissent tous les jours de gens en quête de miracles. Pour les obtenir, certains sont prêts à payer, ce qui fait le bonheur de ceux qui s'érigent en consultants ou intermédiaires chargés de récolter les dîmes et les offrandes auprès des croyants pour les dépenser ensuite au nom de Dieu. Ils se font appeler pasteurs, évangélistes, apôtres, prophètes, bishops... En échange des dîmes et offrandes et autres dons qu'ils perçoivent, ils promettent des miracles à ceux qui donnent.
En faisant un calcul purement mathématique, je me rends compte d'une évidence : plus le Congo va mal, plus les églises dites de réveil se multiplient. Plus les congolais sont pauvres, plus nombreux ils sont à se tourner vers la prière pour tenter de trouver des solutions à leurs problèmes. Plus ils sont nombreux à payer, plus la fonction d' « homme de Dieu » devient lucrative et suscite des vocations.
Le plus drôle c'est que j'observe la tendance contraire en Europe où les églises se vident. Dans les petits villages français, les prêtres sont obligés de couvrir plusieurs villages, ce qui fait que dans certains coins il n'y a des messes qu'une fois par mois. J'ai moi-même récemment participé à un baptême dans un petit village où la famille a fait venir son prêtre de Paris. Ils ont récupéré les clefs de l'église à la mairie, ouvert l'église pour célébrer le baptême. À la fin de la cérémonie, ils ont fermé la porte et rapporté les clefs de l'église.
Je me pose souvent la question de savoir si ce phénomène de vente de miracles survivra si jamais la situation tendait à se redresser au Congo. N'étant pas prophète, je ne peux pas prédire ce qui arrivera dans les semaines, mois, années ou décennies qui viennent. Tout ce que je peux faire c'est attendre.
TEMOIGNAGE DE : Mr Cédric Kalonji.
Article 2 : La musique chrétienne congolaise, aliène le peuple
Si, comme on dit, chanter c'est prier deux fois, et si prier c'est le refus de la médiocrité et sa cohorte du sous- développement, les chansons religieuses congolaises ne permettent pas à l'homme de se réaliser.
la musique chrétienne congolaise n'aide pas la population à s'épanouir ».
Le foyer de cette pensée est bien sûr l'éthique entendue comme l'action que l'homme doit mener pour bien conduire sa vie et parvenir au bonheur. Depuis l'indépendance, le peuple congolais n'arrive pas à atteindre ce bonheur à cause entre autres des idéologies malsaines qui lui sont proposées.
Aujourd'hui ces idéologies banales sont véhiculées par des rythmes endiablés de la musique chrétienne. Si, comme on dit, chanter c'est prier deux fois, et si prier c'est le refus de la médiocrité et sa cohorte du sous- développement, les chansons religieuses congolaises ne permettent à l'homme de se réaliser, bien au contraire, elles travaillent à son anéantissement. Elles ont fait de l'homme congolais plus bon que le bon Dieu lui-même.
Pendant que le pays se dégrade sur tous les plans, l'homme congolais, annihilé par une consommation démesurée de la musique chrétienne, se trouve impuissant d'améliorer sa vie, et attend en chantant que le bon Dieu intervienne en sa faveur. Les thèmes de cette musique ?
Les béatitudes
C'est le thème le plus exploité par les musiciens chrétiens congolais. Selon l'Evangile de Matthieu, 5 : 3-11, un jour Jésus était monté sur une montagne près de Jérusalem, et devant une foule Jésus disait : » Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des cieux est à eux. Heureux les affligés, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils posséderont la terre. Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des cieux est à eux. Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement contre vous toute sorte d'infamie à cause de moi... ».
Comme vous pouvez bien le constater, le Christ n'a pas indiqué la date de la réalisation de ces béatitudes. Entre-temps, les doux dépossèdent la terre. Concrètement, être chrétien, c'est aspirer à la douceur, pour ne pas dire à la naïveté, à être persécuté, insulté, affligé. En fait, ce texte affirme que les affligés, les persécutés et les victimes des injures sont heureux. Ceci laisse croire que le bon chrétien est un perdant, une victime de la violence à laquelle il ne doit se défendre, un pleurnicheur. Au lieu d'aider les gens à s'en sortir, les musiciens chrétiens mettent ces béatitudes en chansons, le peuple ne se rend pas compte qu'en les reproduisant, il intériorise ses incapacités à se réaliser.
En définitive, la mission de la musique chrétienne est de faire réfléchir, de sensibiliser et d'alerter le peuple de toutes sortes d'injustices, et non le tromper ni se faire complice de son écrasement.
Si nous voulont developé le Congo, nous devons d'abord apprendre à dire non à toute manipulation de notre conduite. Texte de :.Odon Kakesa
Enseignant d'éthique en Hollande où il réside, Odon Kakesa est une véritable machine à « idées ». :
Odon Kakesa n'est pas un athée, il croit en dieu ,Un athée nie l'existence de Dieu. « Dans son texte, souligne-t-il, nulle part il fais mention de sa non existence.
A bon entendeur.
Les églises qui se disent « de réveil » se remplissent tous les jours de gens en quête de miracles. Pour les obtenir, certains sont prêts à payer, ce qui fait le bonheur de ceux qui s'érigent en consultants ou intermédiaires chargés de récolter les dîmes et les offrandes auprès des croyants pour les dépenser ensuite au nom de Dieu. Ils se font appeler pasteurs, évangélistes, apôtres, prophètes, bishops... En échange des dîmes et offrandes et autres dons qu'ils perçoivent, ils promettent des miracles à ceux qui donnent.
En faisant un calcul purement mathématique, je me rends compte d'une évidence : plus le Congo va mal, plus les églises dites de réveil se multiplient. Plus les congolais sont pauvres, plus nombreux ils sont à se tourner vers la prière pour tenter de trouver des solutions à leurs problèmes. Plus ils sont nombreux à payer, plus la fonction d' « homme de Dieu » devient lucrative et suscite des vocations.
Le plus drôle c'est que j'observe la tendance contraire en Europe où les églises se vident. Dans les petits villages français, les prêtres sont obligés de couvrir plusieurs villages, ce qui fait que dans certains coins il n'y a des messes qu'une fois par mois. J'ai moi-même récemment participé à un baptême dans un petit village où la famille a fait venir son prêtre de Paris. Ils ont récupéré les clefs de l'église à la mairie, ouvert l'église pour célébrer le baptême. À la fin de la cérémonie, ils ont fermé la porte et rapporté les clefs de l'église.
Je me pose souvent la question de savoir si ce phénomène de vente de miracles survivra si jamais la situation tendait à se redresser au Congo. N'étant pas prophète, je ne peux pas prédire ce qui arrivera dans les semaines, mois, années ou décennies qui viennent. Tout ce que je peux faire c'est attendre.
TEMOIGNAGE DE : Mr Cédric Kalonji.
Article 2 : La musique chrétienne congolaise, aliène le peuple
Si, comme on dit, chanter c'est prier deux fois, et si prier c'est le refus de la médiocrité et sa cohorte du sous- développement, les chansons religieuses congolaises ne permettent pas à l'homme de se réaliser.
la musique chrétienne congolaise n'aide pas la population à s'épanouir ».
Le foyer de cette pensée est bien sûr l'éthique entendue comme l'action que l'homme doit mener pour bien conduire sa vie et parvenir au bonheur. Depuis l'indépendance, le peuple congolais n'arrive pas à atteindre ce bonheur à cause entre autres des idéologies malsaines qui lui sont proposées.
Aujourd'hui ces idéologies banales sont véhiculées par des rythmes endiablés de la musique chrétienne. Si, comme on dit, chanter c'est prier deux fois, et si prier c'est le refus de la médiocrité et sa cohorte du sous- développement, les chansons religieuses congolaises ne permettent à l'homme de se réaliser, bien au contraire, elles travaillent à son anéantissement. Elles ont fait de l'homme congolais plus bon que le bon Dieu lui-même.
Pendant que le pays se dégrade sur tous les plans, l'homme congolais, annihilé par une consommation démesurée de la musique chrétienne, se trouve impuissant d'améliorer sa vie, et attend en chantant que le bon Dieu intervienne en sa faveur. Les thèmes de cette musique ?
Les béatitudes
C'est le thème le plus exploité par les musiciens chrétiens congolais. Selon l'Evangile de Matthieu, 5 : 3-11, un jour Jésus était monté sur une montagne près de Jérusalem, et devant une foule Jésus disait : » Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des cieux est à eux. Heureux les affligés, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils posséderont la terre. Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des cieux est à eux. Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement contre vous toute sorte d'infamie à cause de moi... ».
Comme vous pouvez bien le constater, le Christ n'a pas indiqué la date de la réalisation de ces béatitudes. Entre-temps, les doux dépossèdent la terre. Concrètement, être chrétien, c'est aspirer à la douceur, pour ne pas dire à la naïveté, à être persécuté, insulté, affligé. En fait, ce texte affirme que les affligés, les persécutés et les victimes des injures sont heureux. Ceci laisse croire que le bon chrétien est un perdant, une victime de la violence à laquelle il ne doit se défendre, un pleurnicheur. Au lieu d'aider les gens à s'en sortir, les musiciens chrétiens mettent ces béatitudes en chansons, le peuple ne se rend pas compte qu'en les reproduisant, il intériorise ses incapacités à se réaliser.
En définitive, la mission de la musique chrétienne est de faire réfléchir, de sensibiliser et d'alerter le peuple de toutes sortes d'injustices, et non le tromper ni se faire complice de son écrasement.
Si nous voulont developé le Congo, nous devons d'abord apprendre à dire non à toute manipulation de notre conduite. Texte de :.Odon Kakesa
Enseignant d'éthique en Hollande où il réside, Odon Kakesa est une véritable machine à « idées ». :
Odon Kakesa n'est pas un athée, il croit en dieu ,Un athée nie l'existence de Dieu. « Dans son texte, souligne-t-il, nulle part il fais mention de sa non existence.
A bon entendeur.
